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vendredi 6 décembre 2019

Le yin et le yang

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Le yin et le yang


Je suis le yin et le yang.
Je suis la mer,
Imprévisible et changeante.

A la fois forte et fragile,
Dur et sensible.

Femme enfant
Timide et craintive
Cacher derrière un mur
Garder par une adulte
Forte et combative.

vendredi 27 septembre 2019

RETRAITE


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Martine a passé sa vie à s’occuper de René son époux et de son fils Julien. Puis, Julien a grandit, a quitté le cocon familiale ou plutôt le giron maternelle pour vivre sa vie d’adulte. Martine a continué à jouer son rôle d’épouse irréprochable : entretient de la maison et du jardin, écoute attentive des problèmes de René, réception de ses clients avec pour tâche de s’occuper des dames de ses messieurs… Martine n’a qu’une hâte que René atteigne l’âge de la retraite. Là, ils pourront enfin sortir, aller au théâtre, voir des expositions, aller au cinéma, voyager… Vivre une vie à deux sans contrainte. Lorsqu’elle en parle à René, il lui sourit gentiment, l’embrasse sur le front et lui murmure : « Bientôt ma chérie, bientôt ».

Et enfin le grand jour est arrivé, René l’a fêté au bureau entouré de ses amis, collègues et clients. Il est rentré ce soir là, très tard, un peu beaucoup éméché et n’a même pas remarqué la jolie table dressée pour deux dans le patio, ni le cadeau dans l’assiette. Le lendemain, René a remercié sa femme pour son joli cadeau et, migraine oblige, est allé se vautrer sur le canapé, télécommande en main.
Les jours passent et Martine a l’impression d’avoir une statue à la maison, une statue qui squatte le canapé depuis un mois déjà. Bien sûr, elle lui parle de son désir de sortir, mais la réponse est toujours : «Plus tard ma chérie, je suis fatigué. J’ai travaillé dur toute ma vie (sous entendu pas toi qui est resté à la maison), j’ai bien le droit de me reposer un peu maintenant. »

vendredi 30 août 2019

La tournante


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Un seul cri,
Un seul son
Sort de moi,
Le silence.

Ils sont là.
Me regardent.
Et leurs yeux
Sont autant d’épines
Dans mon cœur.
Et leurs mains,
Comme des fouets,
Laissent des trainées de feu
Dans ma chair.

Un seul cri,
Un seul son
Sort de moi,
Le silence.

Un silence angoissant,
Un silence qui tue,
Un silence de mort.

Ils répondent à ma douleur
Par de la violence,
A ma détresse
Par la souffrance,
A ma peur
Par leurs silences.

Ils m’entraînent
Hors du temps,
Hors de moi.
Ils m’emmènent dans la nuit.

Une nuit sans lune,
Une nuit sans aube,
Une nuit sans fin,
Une nuit sans retour possible.

Même partis,
Ils sont là,
Dans ma tête,
Dans mon corps.

Un seul cri,
Un seul son
Sort de moi,
Le silence.

Et pourtant,
Ils m’ont tous entrainé
Dans la tourmente

vendredi 23 août 2019

« bordélique ? » : non, à chacun son système de rangement !


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Malicia Deschamps accroupit devant le hublot de sa machine à laver récupère le linge et se dépêche d’aller l’étendre dans le jardin. C’est si agréable de pouvoir le mettre dehors. Il sèche plus vite que dans la maison, il sent le frais et surtout ça sent les vacances qui approchent à grand pas. Son super sourire s’efface légèrement en pensant au problème de garde des enfants pendant le mois de juillet, mois où son mari et elle travaillent à temps plein. Cela va encore engendrer des disputes avec les grands-parents : qui va les garder en premier et attention à respecter le même nombre de jour. Rien que d’y penser Malicia perd totalement son sourire. Cette année, c’est décidé, elle va faire un planning très serré.

Bon ! L’année dernière, ses beaux-parents ont eu les enfants en premier. Cette année, ils partiront donc avec ses parents d’abord. Voilà une bonne chose de décidée. Ensuite… Coup d’œil au calendrier et « merde ! », ce foutu mois de juillet à 31 jours. La moitié de 31 étant 15.5, à moins de couper les enfants en deux, il ne pourra pas y avoir égalité parfaite. Même problème que l’année dernière, mais elle ne se rappelle plus qui les a eut une journée de plus. Et pas question de compter sur les grands-parents pour donner la bonne réponse, ils vont tous se plaindre d’avoir eut un jour de moins. Quand il s’agit de leurs petits enfants, ils mentent comme des arracheurs de dents. Et impossible de séparer les enfants, puisque elle en a trois : Julien 14 ans, Nina 12 ans et son petit dernier, Tom 4 ans. Par acquis de conscience, elle va poser la question à Robert son époux, mais elle ne se fait aucune illusion. 

vendredi 16 août 2019

Femme je suis


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Depuis la nuit des temps,
On me persécute.
Depuis toujours,
Je leur fait peur.
J’ai croqué moi aussi
La pomme de l’intelligence,
Alors que je détenais déjà
Un pouvoir,
Qu’ils ne pourront jamais
Posséder.

Femme je suis,
Femme je reste.

vendredi 2 août 2019

Quand ÇA fait peur !



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Bonjour, comment allez-vous ? Moi "ça" va. J’ai décidé de rester tranquille aujourd’hui. Au chaud sous la couette, un livre dans une main et un café dans l’autre, je me détends tranquillement en ce vendredi pluvieux. Vous avez-vu, toute la semaine était sous le signe du soleil, le week-end arrive et bingo, la pluie avec lui. J’avoue que cela m’arrange bien, je vais pouvoir rester vautrée sur le canapé, vêtue d’un vieux tee-shirt long et je vais, enfin, pouvoir avaler ce roman que j’ai acheté voici plusieurs mois. 

Attention,  ce n’est pas n’importe quel roman, c’est du grand Stephen King.  « Ça » me rappelle la nuit où j’ai vu le film avec des copains ou plutôt les films, puisque bien entendu « Il est revenu ». J’avoue qu’après « ça », je n’ai plus jamais regardé un clown de la même manière. D’accord, vous avez raison, c’est du réchauffé, mais je ne l’ai pas encore lu, « ça » va me permettre de découvrir son style d’écriture. Vous pouvez rester si vous le souhaitez, mais je vous préviens que je ne serais pas très bavarde.

vendredi 26 juillet 2019

Le vieux brocanteur


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Nina Legrand, qui vient d’emménager dans le quartier, découvre pour la première fois la rue « Bric à Brac ».  Cette ruelle étroite, aux devantures d’autrefois, fourmille de petites échoppes pleines de surprises et d’objets étonnants. Intriguée par une enseigne en bois qui clame haut et fort : « Comme chez vous », Nina pousse la porte de la boutique dont le carillon annonce gaiement son entrée. Et en effet, elle doit bien l’admettre, on s’y sent très vite comme chez soi.

vendredi 5 juillet 2019

Blue Lagoon


Lire en premier : L'effet domino

 accident, bonheur, amour, nouvelle, cocktail
 Pour la recette c'est (et l'image) : ici

J’aurais adoré être magicienne, fée ou sirène mais je resterais à jamais une « moldue ». A chacun son karma ! Et le mien c’est d’être documentaliste dans un collège. Non que je ne m’y sente pas à ma place, j’adore les livres, leur odeur, le bruit que font leurs pages quand on les tourne et surtout les histoires qu’ils racontent. Le temps d’une histoire, je suis une autre, je vie une autre vie.

            Le voilà le problème, d’après mon amie Liane, je ne vie ma vie qu’à travers les livres, une vie par procuration en somme. Et ce soir là, quand Liane est entrée dans mon appartement, j’ai sentit sa détermination. Même quand je lui ai fait valoir que je travaillais le samedi matin, elle n’a pas lâché.

-« Julie, tu sors ton nez de tes bouquins et tu viens avec moi à cette soirée. Tu n’es pas obligé de rentrer tard ! »

vendredi 31 mai 2019

L’effet domino




Pierre Agrit fait les cents pas. Le vol Sydney-Paris à une heure de retard, et évidemment, aucune explication. Pour tromper son impatience, il sort la revue économique qu’il avait placée dans son attaché-case et s’installe en ronchonnant sur l’un des sièges inconfortables de l’aéroport. Son esprit n’arrive pas à se fixer sur ce qu’il lit. Il repense aux jours qui ont précédés  son départ pour l’Australie. Il s’était disputé avec Mathilde, sa femme, car elle ne voulait pas décaler son départ pour Toulouse de quelques jours, juste le temps pour lui de revenir de son voyage d’affaire. Elle était partie sans un regard en arrière, sa petite valise sous le bras, arguant qu’après ce voyage, il trouverait une autre raison pour qu’elle ne parte pas et qu’il pouvait bien se débrouiller seul quelques temps. Tout en montant dans la Volvo de sa sœur Rosanne, elle avait finit sa diatribe sur le fait que le monde n’allait pas s’écrouler pour autant. Mais que lui prenait-il ? C’était bien la première fois que la douce Mathilde s’opposait à lui. Il était persuadé que Rosanne, la sœur de Mathilde l’avait montée contre lui. Et puis tout ça s’était la faute de Geneviève, sa belle mère. On n’avait pas idée de monter sur une chaise, à son âge, pour changer l’ampoule de la cuisine. Résultat couru d’avance : chute, ambulance, fracture du crane,  coma et hospitalisation. Pourquoi fallait-il qu’elle aille là-bas ? Sa mère ne saurait même pas qu’elle est là, alors que lui si ! Il avait dû se débrouiller seul pour faire sa valise et avait faillit louper son vol. Heureusement il n’avait pas fait cent mètre, qu’il s’était rendu compte qu’il oubliait billet d’avion et passeport. Une fois arrivé à Sydney, il avait faillit hurler en voyant l’état de ses chemises. Il n’était visiblement pas douer pour faire sa valise. Il avait contacté Mia, sa maitresse, dans l’espoir qu’elle règlerait le problème à coup de fer à repasser, mais cette dernière n’avait rien trouvé de mieux que de partir surfer à Bells Beach. Il s’était donc retrouvé avec une facture de pressing impressionnante. Et pour couronner le tout, son voyage professionnel s’était couronné par un échec. Cela ne pouvait pas être pire. Et bien il s’était trompé.

vendredi 17 mai 2019

Naissance



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     Pour Léanne Martin, la journée avait été très longue. Elle trépignait de joie et d’inquiétude mêlée. Elle n’avait qu’une hâte parler à Thomas. Comment allait-il prendre la nouvelle ? Elle le savait, Thomas ne voulait pas d’un enfant ou pour le moins, pas pour l’instant. Il ne se sentait pas prêt. Mais Léa était plus que prête et cela faisait déjà trois ans qu’il refusait catégoriquement d’envisager cette nouvelle perspective à leur amour. Car Léa n’en doutait pas, ils possédaient suffisamment d’amour en eux pour le partager avec un petit bout d’eux-mêmes. Alors, Léa avait oublié de prendre sa pilule, involontairement bien sûr, un acte manqué. Et le résultat était là, la vie avait repris ses droits et trouvé le chemin au creux de son ventre, au creux de son cœur. Oui, de son cœur ! Car elle l’aimait déjà ce petit être qu’elle attendait de sentir bouger avec l’impatience d’une futur maman. Toute la journée, Léanne était restée perché sur son petit nuage, même si à côté, un petit nuage noir, grossissant au fil de la journée, enfla son inquiétude  et son appréhension. Rentrée chez elle, elle s’était empressée de prendre une douche et d’enfiler la petite robe noire que Thomas aimait tant. Ce soir, pour la première fois depuis leurs huit ans de vie commune, c’est elle qui le sortait. Elle avait réservé dans leur restaurant préféré et avait laissé un message à sa secrétaire pour qu’il la rejoigne là bas après le boulot.