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vendredi 11 octobre 2019

DERRIERE LA PORTE


porte, vieille porte, nouvelle, amour, bonheur, famille, humour, ruse, tromperie

 Photo trouvée ici

Monsieur et Madame Legrand habite au 32 de la rue Bric à Brac. Ils ont emménagé par un beau jour de printemps. Comme la tradition l’exige, Monsieur Legrand a fait passer le pas de la porte à son épouse en la portant dans ses bras. L’appartement qu’ils venaient d’acheter, pour une poignée de cerises, était très spacieux, bien situé, lumineux et avec une jolie vue sur le parc. Bien sûr, vue le prix dérisoire de cette acquisition, vous vous doutez bien qu’il y avait un loup (au sens figuré bien évidemment !), en fait juste une porte qu’il ne fallait jamais ouvrir, sous aucun prétexte. Evidemment, les Legrand avaient rit sous cape des superstitions de la rue Bric à Brac et de l’agent immobilier.
Mais tout de même, il y avait quelque chose d’étrange avec cette porte. D’abord elle n’avait pas le même aspect que les autres, ensuite on avait le sentiment de la voir sourire, de ces sourires étranges, mauvais, qui ne présagent rien de bon et qui vous met un frisson glacé dans le dos. Et enfin, en passant près d’elle, on avait l’impression de l’entendre vous appeler pour que vous l’ouvriez et parfois même, on pouvait la sentir vibrer comme si elle cherchait à s’ouvrir toute seule. Cette porte se situant au fond d’un long couloir, monsieur et madame Legrand avaient pris l’habitude de l’éviter, tout simplement. L’appartement était suffisamment grand pour qu’ils n’aient pas besoin des pièces du fond.

vendredi 27 septembre 2019

RETRAITE


 personnes agées retraités, amour, bonheur, famille, ruse, humour, nouvelle

Image trouver ici



Martine a passé sa vie à s’occuper de René son époux et de son fils Julien. Puis, Julien a grandit, a quitté le cocon familiale ou plutôt le giron maternelle pour vivre sa vie d’adulte. Martine a continué à jouer son rôle d’épouse irréprochable : entretient de la maison et du jardin, écoute attentive des problèmes de René, réception de ses clients avec pour tâche de s’occuper des dames de ses messieurs… Martine n’a qu’une hâte que René atteigne l’âge de la retraite. Là, ils pourront enfin sortir, aller au théâtre, voir des expositions, aller au cinéma, voyager… Vivre une vie à deux sans contrainte. Lorsqu’elle en parle à René, il lui sourit gentiment, l’embrasse sur le front et lui murmure : « Bientôt ma chérie, bientôt ».

Et enfin le grand jour est arrivé, René l’a fêté au bureau entouré de ses amis, collègues et clients. Il est rentré ce soir là, très tard, un peu beaucoup éméché et n’a même pas remarqué la jolie table dressée pour deux dans le patio, ni le cadeau dans l’assiette. Le lendemain, René a remercié sa femme pour son joli cadeau et, migraine oblige, est allé se vautrer sur le canapé, télécommande en main.
Les jours passent et Martine a l’impression d’avoir une statue à la maison, une statue qui squatte le canapé depuis un mois déjà. Bien sûr, elle lui parle de son désir de sortir, mais la réponse est toujours : «Plus tard ma chérie, je suis fatigué. J’ai travaillé dur toute ma vie (sous entendu pas toi qui est resté à la maison), j’ai bien le droit de me reposer un peu maintenant. »

vendredi 6 septembre 2019

Djéa et le clou (conte Kabyle)


Le Cadi est un juge musulman remplissant des fonctions civiles, judiciaires et religieuses (wikipédia) 

Quant à Djéa, dans les contes Kabyle, il ressemblerait à notre Toto national : complètement naïf ou futé comme un renard. A vous d'écouter pour savoir à qui vous avez affaire.

 


vendredi 26 juillet 2019

Le vieux brocanteur


nouvelle, tromperie, ruse, lampe à huile ancienne, famille


Nina Legrand, qui vient d’emménager dans le quartier, découvre pour la première fois la rue « Bric à Brac ».  Cette ruelle étroite, aux devantures d’autrefois, fourmille de petites échoppes pleines de surprises et d’objets étonnants. Intriguée par une enseigne en bois qui clame haut et fort : « Comme chez vous », Nina pousse la porte de la boutique dont le carillon annonce gaiement son entrée. Et en effet, elle doit bien l’admettre, on s’y sent très vite comme chez soi.