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vendredi 22 novembre 2019

Plaidoyer sur la Dignité

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Plaidoyer sur la Dignité 


 
L’homme n’ayant pas résolu, le problème de vivre dans la dignité, ne peut, peut-être pas, pensé à celui de mourir avec dignité.

Le droit de mourir, de choisir, de ne pas souffrir.

vendredi 27 septembre 2019

RETRAITE


 personnes agées retraités, amour, bonheur, famille, ruse, humour, nouvelle

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Martine a passé sa vie à s’occuper de René son époux et de son fils Julien. Puis, Julien a grandit, a quitté le cocon familiale ou plutôt le giron maternelle pour vivre sa vie d’adulte. Martine a continué à jouer son rôle d’épouse irréprochable : entretient de la maison et du jardin, écoute attentive des problèmes de René, réception de ses clients avec pour tâche de s’occuper des dames de ses messieurs… Martine n’a qu’une hâte que René atteigne l’âge de la retraite. Là, ils pourront enfin sortir, aller au théâtre, voir des expositions, aller au cinéma, voyager… Vivre une vie à deux sans contrainte. Lorsqu’elle en parle à René, il lui sourit gentiment, l’embrasse sur le front et lui murmure : « Bientôt ma chérie, bientôt ».

Et enfin le grand jour est arrivé, René l’a fêté au bureau entouré de ses amis, collègues et clients. Il est rentré ce soir là, très tard, un peu beaucoup éméché et n’a même pas remarqué la jolie table dressée pour deux dans le patio, ni le cadeau dans l’assiette. Le lendemain, René a remercié sa femme pour son joli cadeau et, migraine oblige, est allé se vautrer sur le canapé, télécommande en main.
Les jours passent et Martine a l’impression d’avoir une statue à la maison, une statue qui squatte le canapé depuis un mois déjà. Bien sûr, elle lui parle de son désir de sortir, mais la réponse est toujours : «Plus tard ma chérie, je suis fatigué. J’ai travaillé dur toute ma vie (sous entendu pas toi qui est resté à la maison), j’ai bien le droit de me reposer un peu maintenant. »

vendredi 19 juillet 2019

Revers de fortune

Lire en premier : L'effet domino

Paris, neige, accident, solitude, maltraitance, mendiant, nouvelle
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Pour Pierre Agrit, la journée, ou plutôt la semaine, avait été une succession de catastrophes. D’abord sa femme Mathilde était partie avec sa sœur Roxanne voir leur mère. Elle était montée dans la petite Volvo de sa sœur, sans un regard en arrière, sa petite valise sous le bras. Tout cela à cause de sa belle mère qui avait eu la bonne idée de monter sur une chaise pour changer l’ampoule de la cuisine. A son âge ! Résultat couru d’avance : chute, ambulance, fracture du crane,  coma et hospitalisation. Et Mathilde était partie, le laissant se débrouiller seul avec sa propre valise et l’obligeant à laisser la voiture à l’aéroport. Tout ça pour une femme qui ne remarquerait même pas sa présence, alors que lui avait bien remarqué son absence, au vu de l’état de ses chemises à son arrivé à Sydney. Et il n’avait même pas pu compter sur Mia, sa maîtresse du moment, pour lui faire son repassage, car celle-ci n’avait rien trouvé de mieux que d’aller surfer. Du coup, bonjour la facture du pressing de l’hôtel ! Tout ça pour que le client change d’avis et choisisse une autre société que la sienne.

vendredi 31 mai 2019

L’effet domino




Pierre Agrit fait les cents pas. Le vol Sydney-Paris à une heure de retard, et évidemment, aucune explication. Pour tromper son impatience, il sort la revue économique qu’il avait placée dans son attaché-case et s’installe en ronchonnant sur l’un des sièges inconfortables de l’aéroport. Son esprit n’arrive pas à se fixer sur ce qu’il lit. Il repense aux jours qui ont précédés  son départ pour l’Australie. Il s’était disputé avec Mathilde, sa femme, car elle ne voulait pas décaler son départ pour Toulouse de quelques jours, juste le temps pour lui de revenir de son voyage d’affaire. Elle était partie sans un regard en arrière, sa petite valise sous le bras, arguant qu’après ce voyage, il trouverait une autre raison pour qu’elle ne parte pas et qu’il pouvait bien se débrouiller seul quelques temps. Tout en montant dans la Volvo de sa sœur Rosanne, elle avait finit sa diatribe sur le fait que le monde n’allait pas s’écrouler pour autant. Mais que lui prenait-il ? C’était bien la première fois que la douce Mathilde s’opposait à lui. Il était persuadé que Rosanne, la sœur de Mathilde l’avait montée contre lui. Et puis tout ça s’était la faute de Geneviève, sa belle mère. On n’avait pas idée de monter sur une chaise, à son âge, pour changer l’ampoule de la cuisine. Résultat couru d’avance : chute, ambulance, fracture du crane,  coma et hospitalisation. Pourquoi fallait-il qu’elle aille là-bas ? Sa mère ne saurait même pas qu’elle est là, alors que lui si ! Il avait dû se débrouiller seul pour faire sa valise et avait faillit louper son vol. Heureusement il n’avait pas fait cent mètre, qu’il s’était rendu compte qu’il oubliait billet d’avion et passeport. Une fois arrivé à Sydney, il avait faillit hurler en voyant l’état de ses chemises. Il n’était visiblement pas douer pour faire sa valise. Il avait contacté Mia, sa maitresse, dans l’espoir qu’elle règlerait le problème à coup de fer à repasser, mais cette dernière n’avait rien trouvé de mieux que de partir surfer à Bells Beach. Il s’était donc retrouvé avec une facture de pressing impressionnante. Et pour couronner le tout, son voyage professionnel s’était couronné par un échec. Cela ne pouvait pas être pire. Et bien il s’était trompé.

vendredi 17 mai 2019

Naissance



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     Pour Léanne Martin, la journée avait été très longue. Elle trépignait de joie et d’inquiétude mêlée. Elle n’avait qu’une hâte parler à Thomas. Comment allait-il prendre la nouvelle ? Elle le savait, Thomas ne voulait pas d’un enfant ou pour le moins, pas pour l’instant. Il ne se sentait pas prêt. Mais Léa était plus que prête et cela faisait déjà trois ans qu’il refusait catégoriquement d’envisager cette nouvelle perspective à leur amour. Car Léa n’en doutait pas, ils possédaient suffisamment d’amour en eux pour le partager avec un petit bout d’eux-mêmes. Alors, Léa avait oublié de prendre sa pilule, involontairement bien sûr, un acte manqué. Et le résultat était là, la vie avait repris ses droits et trouvé le chemin au creux de son ventre, au creux de son cœur. Oui, de son cœur ! Car elle l’aimait déjà ce petit être qu’elle attendait de sentir bouger avec l’impatience d’une futur maman. Toute la journée, Léanne était restée perché sur son petit nuage, même si à côté, un petit nuage noir, grossissant au fil de la journée, enfla son inquiétude  et son appréhension. Rentrée chez elle, elle s’était empressée de prendre une douche et d’enfiler la petite robe noire que Thomas aimait tant. Ce soir, pour la première fois depuis leurs huit ans de vie commune, c’est elle qui le sortait. Elle avait réservé dans leur restaurant préféré et avait laissé un message à sa secrétaire pour qu’il la rejoigne là bas après le boulot.