vendredi 20 septembre 2019

Automne

bonheur, rêverie, poème 

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Automne


L’air vivifiant
A rougit ses joues.
Elle s’est assise
Sur une souche d’arbre.
Etonnée,
Emerveillée,
Pour la première fois,
Elle le voit.

Elles l’ont peint
De milles couleurs flamboyantes.
Du jaune, du rouge,
De l’or et du marron,
Du brun et de l’ocre,
Et parfois d’un peu de vert.

Elles dansent
Pour lui.
Elles dansent
Grâce à lui.
Elle les regarde
Tourbillonner,
Virevolter.

Elle regarde la nature
Ployer et plier
Sous ses caresses.
Elle écoute la nature
Gémir sous son souffle.

Soudain,
Son souffle
Se fait plus fort.
Les couleurs tourbillonnantes
Des feuilles d’automne
Se font plus vives
Elles suivent inlassablement
Ses mouvements.
Elles dansent.
Et sous son regard
Emerveillé,
Elles continuent de peindre
Le vent
Aux couleurs de l’automne.
 

vendredi 13 septembre 2019

Utopia

developpement personnel, écriture, réflexion 

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Utopia

 
Ecrire,
C'est ranger le bordel que j'ai dans ma tête.
Et y en a du bordel !

Je ne veux pas devenir le reflet d'une société
Qui privilégie
Le fric à l'amour,
L'intérêt personnel à l'entraide,
Le pouvoir à la main tendue.

J'ai l'impression d'être une extra-terrestre.
Je préfère m'attendrir sur le sourire d'un enfant,
M'attarder sur le vol d'un oiseau,
M'émouvoir sur une main tendue.

J'aimerais que le monde change.
Que le système économique ne soit pas entre les mains
De quelques hommes qui en veulent toujours plus,
De quelques hommes qui font rimer savoir avec pouvoir

Car savoir doit rimer avec comprendre.


vendredi 6 septembre 2019

Djéa et le clou (conte Kabyle)


Le Cadi est un juge musulman remplissant des fonctions civiles, judiciaires et religieuses (wikipédia) 

Quant à Djéa, dans les contes Kabyle, il ressemblerait à notre Toto national : complètement naïf ou futé comme un renard. A vous d'écouter pour savoir à qui vous avez affaire.

 


vendredi 30 août 2019

La tournante


femme, violence, silence, poème
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Un seul cri,
Un seul son
Sort de moi,
Le silence.

Ils sont là.
Me regardent.
Et leurs yeux
Sont autant d’épines
Dans mon cœur.
Et leurs mains,
Comme des fouets,
Laissent des trainées de feu
Dans ma chair.

Un seul cri,
Un seul son
Sort de moi,
Le silence.

Un silence angoissant,
Un silence qui tue,
Un silence de mort.

Ils répondent à ma douleur
Par de la violence,
A ma détresse
Par la souffrance,
A ma peur
Par leurs silences.

Ils m’entraînent
Hors du temps,
Hors de moi.
Ils m’emmènent dans la nuit.

Une nuit sans lune,
Une nuit sans aube,
Une nuit sans fin,
Une nuit sans retour possible.

Même partis,
Ils sont là,
Dans ma tête,
Dans mon corps.

Un seul cri,
Un seul son
Sort de moi,
Le silence.

Et pourtant,
Ils m’ont tous entrainé
Dans la tourmente

vendredi 23 août 2019

« bordélique ? » : non, à chacun son système de rangement !


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Malicia Deschamps accroupit devant le hublot de sa machine à laver récupère le linge et se dépêche d’aller l’étendre dans le jardin. C’est si agréable de pouvoir le mettre dehors. Il sèche plus vite que dans la maison, il sent le frais et surtout ça sent les vacances qui approchent à grand pas. Son super sourire s’efface légèrement en pensant au problème de garde des enfants pendant le mois de juillet, mois où son mari et elle travaillent à temps plein. Cela va encore engendrer des disputes avec les grands-parents : qui va les garder en premier et attention à respecter le même nombre de jour. Rien que d’y penser Malicia perd totalement son sourire. Cette année, c’est décidé, elle va faire un planning très serré.

Bon ! L’année dernière, ses beaux-parents ont eu les enfants en premier. Cette année, ils partiront donc avec ses parents d’abord. Voilà une bonne chose de décidée. Ensuite… Coup d’œil au calendrier et « merde ! », ce foutu mois de juillet à 31 jours. La moitié de 31 étant 15.5, à moins de couper les enfants en deux, il ne pourra pas y avoir égalité parfaite. Même problème que l’année dernière, mais elle ne se rappelle plus qui les a eut une journée de plus. Et pas question de compter sur les grands-parents pour donner la bonne réponse, ils vont tous se plaindre d’avoir eut un jour de moins. Quand il s’agit de leurs petits enfants, ils mentent comme des arracheurs de dents. Et impossible de séparer les enfants, puisque elle en a trois : Julien 14 ans, Nina 12 ans et son petit dernier, Tom 4 ans. Par acquis de conscience, elle va poser la question à Robert son époux, mais elle ne se fait aucune illusion. 

vendredi 16 août 2019

Femme je suis


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Depuis la nuit des temps,
On me persécute.
Depuis toujours,
Je leur fait peur.
J’ai croqué moi aussi
La pomme de l’intelligence,
Alors que je détenais déjà
Un pouvoir,
Qu’ils ne pourront jamais
Posséder.

Femme je suis,
Femme je reste.

vendredi 9 août 2019

Des Mots et Des Maux



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Je vous invite autour d'un café à réfléchir sur le pouvoir des mots et sur leur conséquence.

Les Mots sont très puissants. Ils atteignent la cible en plein cœur (infligeant une profonde douleur) ou en pleine tête (à cet endroit le mot va être cogité, réfléchit, retourné dans tous les sens). les mots peuvent mettre du baume au cœur ou déchirer celui-ci, créant une blessure, un maux. Ils peuvent  tuer à petit feu. Ils restent graver à jamais dans la mémoire, même si ils n’ont pas été gravés dans la pierre.

Ils restent là, tapis dans l’ombre de la rancœur, de la peur et même parfois du doute (A-t-il raison ? Suis-je si mauvaise ?).

Du coup, le corps, qui lui ne peut s’exprimer avec des Mots, va le faire à travers des Maux. Et tous ces Mots qui ne se sont pas envolés (contrairement à la croyance populaire) vont se focaliser en un Maux.